Sound of Jazz

On en parle, on en débat, on l'écoute : le jazz des années 2000. Le blog de Vincent Bessières, journaliste à Jazzman.

29 août 2006

Studio 5 en septembre

logo_france5Au sortir de l’été, les diffusions de l’émission « Studio 5 » se poursuivent sur France 5 (groupe France Télévisions, réseau hertzien) et retrouvent leur horaire normal en milieu d’après-midi (à 16h37 pour être précis). Au programme, ce mois-ci :

> Julien Lourau, « Lisa et Flavio », le vendredi 8 septembre,

> Elisabeth Kontomanou (en duo avec Jean-Michel Pilc), « The Good Life », le lundi 18 septembre,

> Stéphane Belmondo, « The Secret Life of Plants », le mardi 2§ septembre.

Stay tuned ! (et pour une fois : regardez la télé !)

« Studio 5 », l’émission de la nouvelle vague de la chanson française (un groupe, une chanson, tous les jours du lundi au vendredi) s’est ouverte au jazz depuis juin 2006.

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28 août 2006

Schwarz-Bart

images2A lire dans le numéro de septembre de Jazzman (paru samedi) le portrait du saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart et la chronique de son disque (l’un des « CD Événements du mois »), « Soné ka-la » paru chez Universal Jazz France.

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20 août 2006

Miracle : Lee Morgan en vidéo

JAZZICONS_AB_mock_thL’information m’est parvenue trop tard pour être intégrée dans le numéro de septembre de Jazzman. Reelin’ in the Years, éditeur de DVD musicaux qui s’était déjà fait remarquer en exhumant des archives, une série de films remarquables de l’American Folk Blues Festival datant des années 1960, s’apprête à lancer une collection, Jazz Icons, consacrée au jazz à partir d’émissions tournées par des chaînes de télévision européennes. Parmi les images qui vont ainsi voir le jour, un document exceptionnel concernant Lee Morgan et les Jazz Messengers : un concert filmé en Belgique à l’automne 1958, au cours de la toute première tournée du groupe d’Art Blakey sur le Vieux Continent, juste après l’enregistrement de « Moanin’ ». Benny Golson était encore le saxophoniste du groupe. Un extrait (un solo de Lee Morgan !) est visible sur le site de l’éditeur : l’image et le son sont superbes. On connaissait les films de 1959 (à Paris, tourné par Jean-Christophe Averty) et celui de Tokyo en 1961, mais là, la source est de première main et la qualité tout simplement exceptionnelle ! Quand on sait les trésors qui y dorment, on ne peut qu’espérer que Reelin’ the Years arrive à convaincre l’INA de lui ouvrir ses portes (on peut toujours rêver…).

11.11.06: La série est effectivement sortie en France. L'ensemble des volumes est chroniqué dans le numéro de novembre de Jazzman.

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16 août 2006

Jazz in Langourla

Le week-end du 12-13 août a été l’occasion de découvrir le petit festival de Langourla en Bretagne (centre, au cœur du pays du Mené, non loin de Dinan et Saint-Brieuc). Deux soirées (sur quatre) présentant, dans un théâtre de verdure aménagé dans une ancienne carrière, l’organiste Rhoda Scott et le septet de Jacques Vidal avec Eddie Henderson en invité de marque pour un hommage à la musique de Charles Mingus que le contrebassiste vient d’enregistrer (à paraître chez Nocturne au printemps). Parrain plus ou moins officiel de Jazz in Langourla en digne enfant du pays, Pierrick Pedron s’est joint à ce second groupe pour trois morceaux, devant plusieurs centaines de personnes ravies. Tenu par des bénévoles, le festival existe depuis dix ans et il a réussi à s’imposer en Bretagne comme un événement régulier pendant l’été. Modeste, la programmation reste ancrée dans le jazz, simplement portée par l’ambition d’amener au cœur de la campagne des musiciens de talent. On peut y trouver à redire mais elle est composée sans tapage, sans noms clinquants, avec le cœur et les moyens limités d’un festival rural. L’ambiance est bon enfant, entre bolées de cidre et galettes saucisse. Monsieur le maire tient la buvette. On y retrouve l’esprit qui animait autrefois les festivals qui sont devenus de grandes messes. Ne serait-ce pas dans ces événements actuellement relégués au second plan que se jouera l’avenir des festivals de jazz ? Où l’on pourra continuer d’entendre des artistes qui le méritent et pas seulement des stars alignées comme les papillons rares d’un collectionneur ? Car à Marciac désormais, ainsi qu’on a pu le lire noir sur blanc dans Libé ("Grand écart et projets hors saison à Marciac, la manifestation s'ouvre de plus en plus à la salsa, l'afro-beat, le blues..."), la messe est dite, comme à Nice, Montreux ou Vienne.

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10 août 2006

Déconnecté

liberationAprès avoir copieusement assassiné tour à tour dans Libération, Keith Jarrett (le "goujat"), Kenny Garrett (saxophoniste "par hasard"), Herbie Hancock (héritier dispendieux de Miles), Dee Dee Bridgewater ("Annie Cordy du jazz"), Tierney Sutton ("grande bringue blondasse "), vanté les mérites de Chucho Valdès (qui n'est jamais, pourtant, qu'un sous-Oscar Peterson de La Havane) dans un grand moment d'amour pour les musiques "latines", et fait l'éloge (oh? c'est donc possible?) de Brad Mehldau, Serge Loupien fait encore des siennes aujourd'hui en faisant un portrait de Jamie Cullum en des termes on ne peut moins dithyrambiques : "Une musique tellement insolite, riche et variée qu'elle échappe à toute classification, mais annonce des lendemains réjouissants. (...) Lundi soir, les Marciacais auraient-ils aperçu le futur du jazz ?"

On ne sait si l'on doit rire ou pleurer devant si consternante affirmation. Que Loupien se fasse les ongles sur Jarrett, c'est somme toute de bonne guerre, l'auteur du "Köln Concert" prêtant tellement le flanc à la critique dans son narcissisme immense (c'est cependant aller un peu vite sur un concert, j'y étais, qui contenait son pesant de musique). Qu'il raille Hancock au nom de l'héritage de Miles, c'est déjà plus ridicule, comme si Miles avait été un modèle d'intégrité artistique toute sa vie durant (Hancock, pour le coup, a bien retenu la leçon). Qu'il affiche tant de mépris pour Kenny Garrett en méconnaissant totalement son apport sur le saxophone alto et son talent d'une manière générale, cela révèle davantage encore ce que l'on commençait de soupçonner et qu'il a superbement confirmé ce matin dans Libé : son ignorance absolue des mouvements du jazz contemporain depuis quinze ans. Car pour voir dans un patin braillard qui saute en baskets à pieds joints sur un Steinway l'avenir de la musique qu'a engendré tout un peuple et qui continue d'inspirer tant d'artistes, il faut soit se foutre de la gueule du monde, soit n'avoir rigoureusement rien entendu de ce qui se passe dans le jazz actuel. Il faut dire qu'on ne voit guère M. Loupien à des concerts de jazz ailleurs qu'à Marciac (ah si, peut-être à Antibes) et qu'à la lumière des disques qu'il chronique à longueur d'année, on est bien en peine de se figurer quelle est sa représentation du jazz. Floue, pour le moins.

On voit l'enjeu. A force de ressasser le souvenir des grandes heures auxquelles elle a assisté (Oh Miles, pourquoi m'as-tu abandonné) et de ne plus se bouger le popotin qu'à l'occasion des grands raouts estivaliers, certaine critique vieillissante a de plus en plus de mal à garder pied avec la continuité d'une musique qui n'a rien perdu de sa vivacité. Qu'on se rassure, il en a toujours été ainsi. Il suffit de se replonger dans quelque publication des années 70 pour constater que le phénomène n'est pas nouveau. A l'époque, le "futur du jazz" s'appelait Chuck Mangione, Norman Connors, Don Sebesky, John Klemmer... De parfaits inconnus ? Non, mais des fétus de paille. Encensés par la critique, médiatisés, soutenus par de gros labels. Qu'en reste-t-il trente ans plus tard ? Rien. Le jazz est allé ailleurs. Parce qu'il est le fait des musiciens et pas des pronostiqueurs. Au lieu de tirer à boulets rouges sur des stars en panne d'inspiration, Loupien ferait mieux de se demander pourquoi les festivals ne trouvent rien de mieux à proposer à leur public. S'interroger sur l'écart qui se creuse entre la communauté des musiciens et la caste de programmateurs. Pointer les embûches de plus en plus nombreuses engendrées par la conjoncture de l'économie culturelle (et particulièrement de la musique) qui empêchent tout un ensemble d'artistes d'accéder à la notoriété et aux "grandes" scènes. Mais pour cela, il faudrait les connaître, les côtoyer, les écouter, plutôt qu'attendre que l'été arrive pour aller chercher son bonheur dans le pré gersois et s'adonner au petit plaisir du casse-pipe depuis le premier rang.

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07 août 2006

Spaulding Live

jamesSpauldingJ'ai appris dernièrement que l'ami James Spaulding, auquel je consacrais un article dans le numéro de Jazzman de juillet-août à l'occasion de sa venue en France, a été enregistré en concert à Paris au Sunside avec le trio de Pierre Christophe par Gérard Terronès, pour un album à paraître sur Futura/Marge.

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01 août 2006

STUDIO 5 : ça continue en août

logo_france5Les diffusions de l’émission Studio 5 continuent pendant l’été sur France 5 (réseau hertzien) tous les jours du lundi au vendredi vers 18h. Pour le jazz, présent depuis cette année, les rendez-vous sont, au mois d’août :

> Julien Lourau, « Cochon créole », le jeudi 3 août à 18h04,

> Stéphane Belmondo, « Girl Blue », le vendredi 18 août à 17h56,

> Daniel Mille, « Les Soirs de pleine lune », le lundi 28 août à 17h42.

Stay tuned ! (et pour une fois : regardez la télé !)

Posté par sound of jazz à 13:53 - Studio 5 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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