29 janvier 2007
Il reste des places...
Ce bref message pour signaler à ceux qui seraient intéressés qu'il reste des places pour assister au collège qui débutera le 8 février sur le thème du "jazz contemporain" à la Cité de la musique, que je coanimerai avec Franck Bergerot. Il s'agit moins dans mon esprit d'un cours à proprement parler, plutôt un séminaire émaillé d'écoutes au fil duquel nous essaierons de faire le bilan de ce que recouvre le jazz comme réalités musicales d'aujourd'hui. Pistes, hypothèses, débats éventuellement, plutôt que des certitudes ou des vérités. Les inscriptions se font par téléphone au 01 44 84 44 84. Nous serons à l'antenne de TSF, invités par Sébastien Vidal, pour présenter le collège le vendredi 2 février, dans le "20h de TSF". Ecoutez-nous !
17 janvier 2007
Peter Bernstein à Paris
Le guitariste Yves Brouqui a eu la gentillesse de me signaler que son confrère et ami Peter Bernstein serait de passage à Paris et qu'ils joueraient ensemble (avec Nicolas Rageau à la contrabsse et Karl Jannuska à la batterie) de manière impromptue pendant deux soirs au >Franc Pinot à Paris, vendredi et samedi de cette semaine. Brouqui et Rageau font partie du cercle très étroit des musiciens français qui ont fait leurs classes de be-boppers à New York. Quand on sait dans quel estime Brad Mehldau compte Peter Bernstein - il accepte de faire le sideman sur ses albums Criss Cross, apparaît sans prévenir à ses côtés à Smalls à New York et a signé de très élogieuses liner notes qu'on peut lire sur son site - voilà une bonne occasion de découvrir un musicien fort rare en nos contrées.
15 janvier 2007
A vous les mains sales
Boris Vian tenait autrefois dans Jazz Hot une revue de presse qui ne manquait pas de piquant dans laquelle il pointait, entre autres défauts de son temps, les inepties et les erreurs grossières des journalistes qui se hasardaient à parler de jazz. Il aurait encore fort à faire s'il était toujours de notre monde. Jacques Denis a quelque peu pris dans la relève dans Jazzman tous les mois dans sa rubrique "Lu, vu, entendu" mais il l'assure avec une distance et une ironie quasi silencieuse qui n'ont, probablement, pas tout à fait le même mordant. Je ne sais pas si, vous qui me faites l'honneur de me lire et de laisser, de temps à autre, un petit message qui témoigne que vous n'êtes pas insensible à l'existence de ce blog (je suis désolé que le temps me manque pour vous répondre), je ne sais pas, disais-je, si comme moi, vous vous méfiez de cette presse gratuite que l'on essaie systématiquement de vous fourguer entre les mains à l'entrée ou dans les couloirs du métro sous couvert de vous "informer". En tout cas, à chaque fois que j'ai l'occasion de feuilleter ces "gratuits" qui ressemblent plus à un JT de TF1 sur papier qu'aux quotidiens que j'achète, j'ai irrésistiblement envie de me laver les mains.
Je ne peux pas m'empêcher de constater que le niveau d'information concernant le jazz, quand on en parle, est souvent plus qu'approximatif, et la preuve m'en a encore été fournie cette semaine par A nous Paris dans un article censé présenter le concert organisé par le label BMC au New Morning ce jeudi. Le voici reproduit ci-après :
C'est une grande première à laquelle le New Morning nous invite [en l'occurrence, le New n'y est pour rien, c'est le label qui a monté cette soirée pour se faire connaître] jeudi 18 janvier : le label BMC (Budapest Music Center) présente ses deux grandes révélations [attention, ce n'est pas de la magie]. On connaît assez peu de compositeurs hongrois [faute avouée, faut à demi pardonnée... mais Liszt, Kurtag, non ?]. Le plus célèbre reste certainement Bela Bartok (1881-1945), dont le nom est associé à la musique contemporaine [il est mort quand, déjà, Bartok ?]. Depuis des années, le conservatoire Bela Bartok, à Budapest, accueille donc [notez le lien logique] des élèves qui apprennent tous les styles modernes, y compris le jazz. C'est le cas du chanteur et clarinettiste [oui, enfin, de la clarinette, il n'en joue quand même pas bien souvent], né en 1964 à Budapest, et acteur du long chemin qui a permis au jazz hongrois de se distinguer. Ces artistes ouvrent ici une nouvelle voie, moins axée sur le swing que sur des compositions savantes, à mi-chemin de la musique de chambre, du baroque [baroque ? Monteverdi, Pergolese, Corelli, Charpentier, vraiment ?] et du jazz.
La voix de Winand enrobe le disque "Opera Budapest", dont le compositeur est un autre Gabor, Gado, né en 1957 à Pecs, formé très tôt à la guitare classique, lui aussi diplomé du conservatoire Bela Bartok. Les Français le connaissent mieux que Winand car il est souvent apparu sur les scènes des festivals hexagonaux comme Souillac ou Crest, et, surtout, il est l'auteur de deux albums remarqués, "Modern Dances For The Advanced in Age" et "The Second Coming", passant d'un jazz folklorique à des ambiances atmosphériques, sonores [pratique journalistique : quand on sait pas trop, on reste dans le flou].
Ces trois oeuvres débordent de passion littéraire. Il n'est pas rare que les deux Gabor dédient leur pièces à des écrivains comme la poétesse Sylvia Plath, suicidée très jeune [elle l'a pas fait toute seule ?], ou le poète Ossip Mandelstam. Des références qui rendent la musique de ces jazzmen de l'Est aussi inventive qu'intelligente [il suffit d'avoir des lettres pour faire de la musique intelligente ? et Miles qui ne lisait jamais !]
Allez, comme dirait mon ami Xavier F., Keep Swingin' !
03 janvier 2007
Spaulding On Air
Dans Jazz de coeur, jazz de pique, vendredi 6 janvier, je diffuserai quelques extraits d'un album tout fraîchement paru dont j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer l'existence dans ce blog, celui que le saxophoniste et flûtiste James Spaulding a enregistré avec le trio de Pierre Christophe en concert au Sunside l'été dernier, publié par Marge, le label de Gérard Terronès (cette fois-ci, avec la bonne orthographe). Le disque s'intitule "Down With It", c'est l'un de mes coups de coeur du moment, et peut-être sera-ce le vôtre après. --- Erreur ! C'est vendredi 12 janvier que l'émission sera diffusée.
02 janvier 2007
FLY/Lionel Loueke

Outre un dossier fouillé sur la santé des clubs de jazz en France, je vous invite à lire dans le numéor de Jazzman de janvier 2007, l'interview croisée des trois membres de FLY (soit Mark Turner, Jeff Ballard et Larry Grenadier) que j'ai rencontrés au moment de leurs concerts parisiens l'automne dernier, ainsi qu'un portrait fouillé d'une des révélations de l'année 2006, le guitariste Lionel Loueke. Une manière de bien commencer l'année par de saines lectures !
